Quelques photos

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Ancienne voie romaine
Cette ancienne voie romaine dite «Chaussée de César» figure sur la table de Peutinger dressée au 6ème siècle. La station romaine, marquée sur la grande voie de Bourges à Argenton, est accompagnée de chiffres, indiquant les distances qui la sépare de ces deux villes (31 Km d’Argenton et 62 Km de Bourges).

 

On retrouve les traces de la voie romaine qui passait à Ardentes. Elle traverse la forêt de Châteauroux jusqu’à Villebommiers, d'où elle se dirige vers l’Indre qu’elle traverse auprès de l’église St Martin. Elle poursuit ensuite son chemin vers Blord. Ces traces sont encore visibles sous la forme d’un chemin de pierres surélevées.

Sur cette voie, des objets Gallo-romains tels que des pièces de monnaie attribuées à Constantin (IIIème siècle) et des ustensiles en terre cuite ont étaient trouvés.
Une voie secondaire reliait Ardentes à Déols, sa direction se confond avec la route nationale.

Église Saint-Martin
(classée patrimoine historique en 1862)
HISTOIRE
«L’église Saint Martin d’Ardentes se dresse à quelques mètres de la rive gauche de l’Indre au cœur de ce qui constitue probablement la partie la plus anciennement habitée du bourg. Elle constitue pour Ardentes le fleuron de son patrimoine artistique et historique». (L’église Saint Martin d’Ardentes» Maurice GERARD)

eglise_st_martinElle fut construite en deux étapes, l’une au début du XIIème siècle pour l’ensemble du chœur avec ses chapiteaux, l’autre dans la seconde moitié du même siècle pour la nef et les portails nord et ouest, dans le même temps que s effectuent à l’Abbaye de Déols, petite sœur de l’abbaye de Cluny, d’importantes transformations.
A partir de 1992, des fouilles exécutées lors d’une importante opération de restauration ont mis en évidence la thèse selon laquelle cette église Romane serait en réalité fondée sur l’emplacement d’un lieu de culte plus ancien datant de l’époque Gallo-romaine.

Le Berry est depuis l’antiquité un grand carrefour, notamment pour les courants commerciaux venus du sud et l’on peut encore observer à proximité de l’église au passage de la rivière Indre, les traces de la «chaussée de César», voie conduisant d’Argentomagus (Saint Marcel) à Avaricum (Bourges).

L’église Saint Martin d’Ardentes fut rattachée à l’abbaye de Déols en 1117 par l’archevêque de Bourges Léodegaire et le pape Pascal II. Elle présente des chapiteaux similaires à ceux de cette abbaye, ainsi qu’une sculpture représentant un agneau nimbé sur l’une des clefs de voussures du portail nord qui fut probablement réalisée par le même ouvrier qu’une statue similaire découverte à Déols et conservée au Musée des Cordeliers à Châteauroux.

En 1839, époque de la réunion des deux communes Saint Martin et Saint Vincent d’Ardentes, Saint Martin cessa d’être église paroissiale. Elle est toujours affectée au culte comme simple chapelle.

DESCRIPTION EXTERIEURE
En prenant un peu de recul, on peut observer sur la façade, la porte principale et, au dessus, une fenêtre romane ornée d’un cordon en dents de scie. La porte est ornée d’une bande décorée et comprend deux voussures en plein cintre. Les voussures sont supportées par deux colonnettes d’angle en retrait successif.

Sur la gauche, se trouve une porte romane à trois voussures qui reposent sur des colonnettes. Ce portail nord regroupe des chapiteaux intéressants. L’un d’eux représente une femme nue retenue par deux diables, un crapaud et un serpent. C’est l’image de la femme adultère. Un autre chapiteau comporte des chevaux ailés, et un Lion est sculpté sur celui de gauche. Un agneau pascal nimbé est sculpté en haut relief dans l’un des claveaux du cintre. Derrière l’agneau, se trouve une croix ressemblant à une croix de Malte. De chaque côté, apparaît une devise datant du XIème siècle, ainsi que le nom du sculpteur ; HERNAUD.

La nef rectangulaire est terminée par une abside semi-circulaire. Le transept est formé de deux chapelles.
L’abside dont l’arcature est en plein cintre repose sur des colonnettes, des modillons, et trois fenêtres.

DESCRIPTION INTERIEURE
L’intérieur de l’église présente une large nef. Sa voûte est en bois et en berceau brisé.

Le transept sud comprend une absidiole, dont les chapiteaux sont décorés de feuillage de style roman. Le transept nord est surmonté du clocher. Il comporte le retable de St Martin, évêque de Tours en 371 et qui joua un rôle important dans l'évangélisation de la Gaulle.

Le Chœur dont la voûte est en plein cintre est orné de très beaux chapiteaux sculptés au XIIème siècle. L’un d’eux représente deux oiseaux qui se font face de part et d’autre d’un calice. On peut toujours y observer les vestiges d’une fresque.

LES FOUILLES
Lors de la rénovation de l’édifice en 1993, des fouilles ont été effectuées.
Elles ont permis de mettre à jour d’intéressants vestiges tels que des sarcophages trapézoïdaux d’époque mérovingienne datés du VIème siècle, des pièces de monnaies, des tessons de céramique du 1er, 3ème, 13ème et 15ème siècle, ainsi que des morceaux d’os taillés et décorés et des fragments d’inscriptions gallo-romaines du IIème siècle…
Des éléments métalliques ont également été découverts comme une clé romaine de 18,2 cm de long, des clous, et des boucles de ceinture.

A ce jour les vestiges sont déposés au Dépôt Régional d’Orléans.

Église saint-Vincent
(15ème- 19ème)
eglise_st_vincentCette église gothique date du 15ème siècle, mais son clocher a été refait en 1869. Sa cloche de 1578 est dédiée à Saint-Mémoire. Comme l’église Saint Martin, elle dépendait de l’Abbaye de Déols.
Son cœur est à chevet plat voûté en deux travées d’ogives. Sur les clefs de voûte, sont peints les blasons des grandes familles ardentaises.
Au fond du chœur, ce trouve deux vitraux de 1884, représentant Saint Vincent et Saint Loup. Ils sont signés par Fournier de Tours. Un tableau de l’annonciation est placé derrière l’autel. Le chœur comporte également deux petits corbeaux romans sculptés représentant des têtes de lion à face anthropomorphe.
La chapelle nord est datée du 19ème siècle, et la chapelle sud du 15ème siècle.

Chaque année, le premier dimanche de septembre a lieu un pèlerinage dédié à Saint-Leu. Il est effectué dans le but d’apaiser la peur des enfants.
Cette église fut remaniée de nombreuses fois au fil des siècles. Les derniers travaux datent de 2002, 2003, ils ont donné lieu à une restauration extérieure de l’église.

Anciennes forges
«Une fournaise rougeoyante illuminait les nuages, un martellement sourd ébranlait les murs et une odeur persistante de charbon pénétrait toutes les demeures. Pendant plus de deux siècles, de 1670 à 1874, la vallée de l’Indre entre Châteauroux et Ardentes a vécu au rythme de la Forge Haute, de la Forge Basse et de la Forge de l’Isle». («Les forges de Clavières» Jacques TOURNAIRE 1990).

forgesLes forges ont été crées en 1670. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, elles fabriquèrent des fers renommés, et notamment destinés à la Marine. Leur activité fut intense, car vers 1770, plus de 700 personnes y travaillaient. Elles ont réellement contribuées au développement de la population d’Ardentes.

«Les forgerons proprement dits étaient peu nombreux, ils vivaient en communauté dans les forges. Les habitants de Saint-Martin et de Saint-Vincent d’Ardentes, ceux de Lourouer (Le Poinçonnet) et de Clavières se consacraient aux travaux indispensables en amont ou en aval de la production du fer. Ils étaient voituriers, muletiers ou charbonniers et vivaient dans des écarts fameux comme les loges de Dressais ou de la Cueille.» (J.TOURNAIRE)

Le nom de ces lieux-dits en lisière de la forêt de Châteauroux et toujours en usage de nos jours provient de l’appellation «loges» données aux huttes de planches et de terre servant d’habitations aux ouvriers.

«Les mineurs et les bûcherons , les fendeurs et les bûcheurs, les dresseurs de cordes, tous travailleurs saisonniers , venaient quant à eux des paroisses plus éloignées et formaient la portion la plus fluide de l’ensemble des ouvriers des forges». (J. TOURNAIRE)

Le minerai utilisé par les forges venait de Diors, Sainte-Fauste… Le charbon de bois quant à lui était fabriqué dans les charbonnières des forêts de Châteauroux et de Bommiers dont l’usage leur était réservé.

Après avoir réellement participé au développement de la population d’Ardentes pendant deux siècles, les forges de Clavières fermèrent en 1874 pour être remplacées par la production de charbon de bois (coke).

Aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus rien des bâtiments qui connurent tant d’activité. A la «Forge Basse» la retenue d’eau de Clavières conserve encore ses «pelles» immortalisées par les peintres. «La Forge Haute» a gardé son ancienne boulangerie, dont le four restauré est quelquefois utilisé lors des festivités, ainsi que les vestiges des anciens logements des ouvriers et des murs de pierres construits pour domestiquer la rivière et produire de l’énergie hydraulique.

Quelques aquarelles ou croquis réalisés plus tard par Andhré DES GACHONS témoignent également de l’influence de cette activité sur le paysage ardentais.

Maison...
...de Stanislas Limousin situé à gauche de l’Indre au bout du pont abrite aujourd’hui un restaurant.

...de la famille Des Gâchons
A gauche de l’Indre à l’extrémité du pont en face la Mairie.

...natale de Georges Lubin.
Près de la gendarmerie sur l’avenue de Verdun (dép. 943)

Châteaux privés
Ardentes possède plusieurs châteaux privés, tel que le Château de Clavières du 15ème et du 19ème siècles qui se situe sur les rives de l’Indre, les Châteaux de Bonnet, de Villejovet (19ème siècle), et d’Ardentes (17ème siècle, remanié).

Mise à jour le Mercredi, 10 Février 2010
 

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